Orléans

Vendredi 18 septembre 20H30 : mobilisation importante à Orléans à l’appel
des 3 têtes de liste CSMF pour les élections URPS ML.L’UNOF-CSMF, opposée à
la suppression de la liberté d’installation, a pu présenter son programme
pour les zones déficitaires reposant sur un ensemble de mesures incitatives
qui ont déjà fait leurs preuves dans plusieurs départements ruraux.orleans4
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Vendredi 18 septembre : 15 heures : visite du cabinet du Docteur Patrick
NICOLAS à CHAINGY (45380) :
Médecin de famille depuis 30 ans. Bureaucratie galopante. Impossibilité de
financer une secrétaire. Cabinet non accessible. Pas de successeur.
58 heures par semaine. « il faut bien que je fasse vivre ma famille ». Engagé
dans la désobéissance civile, il n’appliquera pas le tiers payant
généralisé.

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Vendredi 18 septembre 13 heures :  Action coup de poing CPAM d’Orléans

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Le Docteur Pierre Bidaut, tète de liste du collège des médecins généralistes CSMF aux élections URPS ML du 12 octobre, justifie l’action coup de poing contre la CPAM d’Orléans. Il dénonce le Tiers Payant Généralisé, le démantèlement du métier de médecin, le harcèlement des médecins généralistes par les caisses d’assurance maladie, l’inflation des taches administratives imposées aux médecins généralistes et le scandale de la consultation à 23€.

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Article de presse Des praticiens mobilisés contre la loi ici

Article sur France 3 régions ici

Article sur Egora :
Opération coup de poing de l’UNOF à Metz
Syndicalisme par C. L B le 21-09-2015
C’est la CPAM de Metz qui a eu les honneurs de la nouvelle opération coup de poing de l’UNOF-CSMF, contre la loi de santé.
Poursuivant son tour de France, le syndicat du Dr. Luc Duquesnel a fait étape à Metz où les médecins généralistes en colère ont protesté contre les sanctions infligée par la CPAM de Metz, aux médecins qui utilisaient la mention Non substituable. Une étape qui intervient après les actions réalisées devant les ARS Pays de la Loire, Poitou Charentes, Auvergne, Franche Comté, ainsi que les CPAM du Var et du Loiret.
http://tourdefranceunofcsmf.fr/. Tour de France de  l’UNOF-CSMF pour la désobéissance civile, contre le tiers-payant généralisé, contre le démantèlement du métier de médecin et son harcèlement par les caisses d’Assurance Maladie, et contre l’étatisation de la santé.
ARTICLES ASSOCIES :
Barrière explosée à la CPAM de Toulon, après l’opération coup de poing de l’UNOF

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Loi de santé : Pantalonnade démocratique
La loi de santé est devant le Sénat pour quelques jours. On peut penser que le train de sénateurs va, opposition au gouvernement oblige, se transformer en tgv pour modifier la loi, supprimer le tiers payant généralisé et autres mesures délétères. Puis viendra le temps de la commission mixte avec l’Assemblée Nationale et tout sera remis en place au bon vouloir de la Ministre de la Santé. Pantalonnade démocratique. Les médecins ont compris que le seul but de cette loi est de permettre au candidat de la majorité actuelle d’annoncer pour sa campagne présidentielle que le patient ne paye plus chez le toubib. Et les médecins ne se font aucune illusion, malgré la bonne volonté actuelle des sénateurs, sur un retour en arrière en cas d’alternance sur le tiers payant une fois mis en place. Pour contrecarrer les zélés du tiers-payant, seule la désobéissance civile permettra d’éviter l’inévitable. VIRULIX

La femme est l’avenir de l’homme.
Encore une grosse ficelle de MG France : la mise en avant de femmes en début de liste aux élections, laissant à penser que les femmes votent pour les femmes, les hommes pour les hommes. Pourtant, dans la seule région où ce syndicat à une présidence d’URPS, ce syndicat, qui se vante de mettre des femmes en tête de liste, les range au rang des accessoires dès qu’il s’agit d’attribuer le poste de président.
Deux femmes membres de la CSMF, dans la mandature qui finit, sont présidentes d’URPS. Quod erat desmonstrandum.

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Mémé Mantine induite en erreur.
Sophie, sur France Bleue Toulouse que j’écoutais de bon matin, la présidente de la commission des affaires sociales a soutenu que la consultation de médecine générale a une valeur réelle de 31euros. Elle a donné comme exemple le fait que la sécu payait les 2/3 de la retraite des médecins. Colère, j’ai appelé mon toubib. Salaud lui ai-je dit, tu te plains toujours et tu spolies la sécu. Erreur Mémé Mantine, qui a dit ça ? A-t-il répliqué. En réalité, c’est 2/3 de 40% (ASV). C’est pas pareil. Mortifiée, en raccrochant, je me suis dit qu’un titre ronflant ne fait pas la compétence, et que le mensonge est souvent au service du dogmatisme. Comme on dit chez nous, quand on veut tuer son chien on l’accuse de la rage. C’est toujours d’actualité Sophie.

Question pour un champion masqué.
Qui suis-je ? Je suis membre d’une URPS au titre de la CSMF tout en étant candidat sur une autre liste. Je n’ai pas démissionné, je n’ai pas travaillé pour défendre mes confrères libéraux dans cette URPS pendant les cinq ans passées, mais je suis candidat pour les cinq années qui viennent. Je suis contre le tiers payant mais je le pratique dans l’établissement que je dirige. Je combats les mutuelles mais je suis enchanté qu’elles agréent mon établissement… je suis… je suis …

Réponse : Le président de l’UFML qui dit ce qu’il faut faire mais qui ne fait pas ce qu’il dit.

Besançon, Clermont Ferrand

Jeudi 17 septembre : 21 heures :Besançon : réunion avec les médecins
libéraux de Franche Comté, en présence du Dr Dominique Chapuis et du Dr
Stéphane Attal, têtes de liste généraliste, du Dr Jean Pacalon, tête de
liste collège 2 et du Dr Philippe Clere collège 3.
Ici la lutte s’organise, désobéissance civile et donc pas de tiers payant
généralisé. Grève administrative et on ne reçoit ni les DAM, ni les médecins
conseils.

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Jeudi 17 septembre : 15 heures : Dole (Jura) : rencontre avec des médecins
généralistes au cabinet du Dr Pierre-Henri MAIHLES.
Des médecins de famille passionnés par leur métier dont les prises en charge
des patients chroniques sont de plus en plus chronophages du fait du manque
de médecins dans les autres spécialités médicales. La crainte de perdre leur
hôpital de proximité, à Dole.
Article de presse du PROGRES ici

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Jeudi 17 septembre : 13 heures : action coup de poing à l’ARS Franche Comté
à Besançon
Les médecins libéraux CSMF des 3 collèges unis contre la loi de santé !

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Mercredi 16 septembre : Clermont Ferrand 20H30 :
le Dr Yannick FREZET, tête de liste généraliste (collège 1)  et
Président de la CSMF jeunes médecins, présente les listes des 3 collèges
pour les élections URPS médecins libéraux de la future grande région
Auvergne Rhône-Alpes.
La CSMF Auvergne Rhône-Alpes présente une équipe jeune expérimentée et
combattive avec en tête de liste les Dr Yannick FREZET et Julie MAZET dans
le collège 1, les Dr Patrick HAHN et Dr Baptiste OLIVI dans le collège 2 et
les Dr Jean Pierre BINON et Dr Sylvain BEORCHIA dans le collège 3.
20h30

 

 

 

Article de presse

Depuis Egora.fr
A Clermont-Ferrand, l’UNOF investit l’ARS
Medecins en grève par C. L B le 17-09-2015
« Oui à la désobéissance civile, non à la loi de Santé » : les généralistes de l’UNOF-CSMF ont manifesté mercredi à Clermont-Ferrand pour dénoncer la loi Santé et la généralisation du tiers-payant. Dans leur viseur notamment, la généralisation du tiers-payant.
Nouvelle étape du tour de France de l’UNOF. Après les Pays de la Loire et Poitou-Charentes, la Corse et Toulon, le syndicat du Dr Luc Duquesnel poursuit sa campagne tonique pour les élections aux URPS, sur le thème du rejet de la loi de santé.
Alors qu’à Toulon, c’est la barrière de la CPAM qui a essuyé la colère des généralistes, tandis que le hall était décoré d’affiches, à Clermont-Ferrand, ce sont les locaux de l’Agence Régionale de Santé en Auvergne qui ont été couverts d’affiches  « contre le tiers payant généralisé, contre le démantèlement du métier de médecin et son harcèlement par les caisses d’Assurance Maladie, et contre l’étatisation de la santé. »
Les médecins comptent désormais  – sans trop y croire – sur l’examen du texte au Sénat pour faire entendre leur voix.

Clermont Ferrand / Rhône-Alpes

Clermont Ferrand, visite du cabinet de Docteur Alexandre Dupré :
MEP/angiologue
Une spécialité non reconnue; une tarification inacceptable :
Une dé cotation inadmissible des actes d’échographie artérielle
Impossibilité de coter 2 échographies doppler réalisée le même jour
Pas de C2
Pas de cotation pour les nouvelles techniques
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L’ARS Auvergne de Clermont Ferrand se souviendra de l’action coup de poing
des médecins libéraux de la CSMF Auvergne
Voir le sujet dans le Replay de F3  ici

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le Directeur de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) est-il apte à mener la prochaine négociation conventionnelle ?

L’UNOF-CSMF, premier syndicat de médecins généralistes, a pris connaissance des déclarations du directeur de la CNAM lors de l’Université d’été de la CSMF à Giens le week-end dernier. Celui-ci a déclaré que les revenus des médecins généralistes avaient augmenté de 10% en 5 ans avant le paiement de leurs charges. Il ajoute que c’est une « hérésie » de penser que la consultation pourrait passer à 25€ car cela représenterait un coût annuel de 550 millions d’euros.

Depuis 4 ans, les médecins libéraux ont permis d’économiser 3 milliards d’euros par rapport à l’Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie (ONDAM) prévu, pourquoi n’en a-t-on pas profité pour revaloriser les honoraires des médecins généralistes dont les revenus sont parmi les plus bas d’Europe ?

Où sont passés ces 3 milliards d’euros qui auraient permis de revaloriser la consultation de plus de 5 euros ?

Lors du Tour de France de l’UNOF-CSMF, nous rencontrons quotidiennement dans leur cabinet des médecins généralistes dont les conditions d’exercice se détériorent à tel point qu’elles ne deviennent plus supportables.

Ce matin à Monnetier-Mornex en Haute Savoie, nous avons rencontré dans sa maison médicale, le Docteur Julie MAZET, jeune médecin généraliste, Présidente de l’UNOF-CSMF 74.
A chaque début de mois, le Docteur Julie MAZET et son associée savent qu’elles auront au total, chacune, 4 000 euros de charges mensuelles à payer. Le montant de ces charges leur interdit d’embaucher une secrétaire pourtant nécessaire à la prise en charge de leurs patients et à la diminution de leurs tâches administratives.
Face à des conditions d’exercice et des conditions financières qui n’ont de cesse de se dégrader, ces deux médecins généralistes s’interrogent sur la poursuite de leur exercice libéral.

Le directeur de la CNAM et le gouvernement sont totalement déconnectés des problèmes quotidiens rencontrés par les medecins généralistes libéraux en ne les considérant que comme des « nantis ».

Les Docteurs Luc DUQUESNEL et Béatrice FAZILLEAUD, respectivement Président et Secrétaire Générale de l’UNOF-CSMF, invitent la Ministre de la Santé et le Directeur de la CNAM à les accompagner pendant quelques jours sur le Tour de France de l’UNOF-CSMF ; ils découvriront ainsi la vraie vie du médecin généraliste libéral français et la nécessité de diminuer ses tâches administratives et de revaloriser ses honoraires.

Une mairie qui transforme l’ancienne école en maison médicale : heureusement vu le prix de l’immobilier; impossible pour ces médecins généralistes de le faire eux-mêmes.
4 000 euros de charges mensuelles à payer et donc l’impossibilité d’embaucher une secrétaire médicale. Comment faire avec un C à 23 euros alors qu’à 15 km d’ici, en Suisse, la consultation du médecin généraliste est entre 90 et 100€ ?
« je ne veux plus entendre dire que les médecins généralistes sont des nantis »

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8 heures : Monnetier-Mornex(74): visite du cabinet médical du Docteur Julie
Mazet qui informe ses patients sur les dangers du tiers payant généralisé
L’intervention de Julie Mazet au JT de TV8 Mont-Blanc ici
Interview Julie Mazet , avec intervention de Luc Duquesnel ici

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Rhône-Alpes: arrivée ANNEMASSE 20H : accueil par les 2
têtes de liste du collège des médecins généralistes : Julie Mazet(Haute
Savoie) et Yannick Frezet(Loire).Lors de la réunion, les médecins libéraux
ont montré leur opposition radicale au projet de loi de santé et leur
inquiétude sur l’évolution du système de soin français, qui se fait au
détriment de la qualité des prises en charge des patients et des conditions
d’exercice des médecins.

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LE SYNDROME DE L’ÎLE DÉSERTE

La grande conférence de santé se dépeuple progressivement des médecins libéraux. Dernier en date, MG France qui n’en finit plus de s’éloigner du pouvoir pour le retrouver de suite après les élections professionnelles par un scénario huilé depuis des années avec les gouvernements plutôt socialistes, mais aussi des autres tendances.
Entre « si tou mé quitté yé té tou » et « retenez moi où je fais un malheur » le jeu de rôle est bien rôdé et ne trompe personne. Pourtant tout avait été fait pour avoir leur adhésion avec parmi les pseudos-sages de la conférence un médecin pro-tiers payant généralisé, présenté comme proche de MG France. Autant de contorsions, de j’y-vais-j’y-vais-pas-j’irai-après, réveillent progressivement les médecins de famille qui se rendent compte qu’il ne suffit pas d’avoir le mot généraliste dans son appellation pour les défendre. Ce jeu de rôle politico-syndical n’a pour but que de détricoter notre métier en nous transformant en officier de santé. VIRULIX

LE DR PIEDCHAUD A ENCORE FRAPPÉ
Le pantouflage caractérise le fait pour un fonctionnaire (ou un ancien Ministre ou parfois les deux) d’aller travailler dans une entreprise privée. C’est ce malheur qui arrive à ce pauvre Claude Evin, après avoir été Ministre de la Santé, directeur de l’ARS Île-de-France, le voilà-t-il pas qu’il rejoint une cabinet d’avocats d’affaire à 66 ans. Grosse déception chez ceux qui pensaient qu’il irait dans une zone sous-dotée en fonctionnaires pour participer à la revitalisation des territoires.

MÉMÉ MANTINE ET LES REPENTIS POLITIQUES
Sophie, tu as entendu Alain Juppé regretter de ne pas avoir assez écouté les médecins en 1995. À l’époque, les médecins demandaient surtout à être entendus. Rappelons quand même que la pierre angulaire de la réforme était de faire payer aux médecins collectivement le dépassement des objectifs de dépenses fixés par les technocrates de Bercy. La suite on la connaît… MG France soutient la mise en place de la carte vitale… arrive Lionel Jospin après la brillante dissolution du sieur Juppé. Les médecins se mettent en grève pour réclamer le 20 ; MG France toujours aussi souple avec le pouvoir signe pour 18,50. Jamais décevant pour les puissants, ces grands défenseurs de la médecine générale. Sophie, on ne se souvient plus de tout ça, pourtant nombreux sont ceux qui se plaignent des conséquences, des causes qu’ils chérissent et qu’ils ont provoquées. Et qui après font silence radio, pour ne pas se retrouver devant le tribunal de l’histoire syndicale.

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« L’expérience est une lanterne qui n’éclaire que celui qui la porte » (Céline)
La Ministre de la Santé n’a pas jugé utile de se rendre à l’Université d’Eté de la CSMF. Cas unique d’un politique qui se défile pour ne pas entendre ce que les médecins libéraux avaient à lui dire. Elle doit être suffisamment informée par ses habituels affidés sur l’état actuel des médecins. Tout baigne pour notre Ministre. Sa lanterne n’éclaire qu’elle-même. Pourtant la colère gronde tel l’orage. La Ministre est dans sa cage de Faraday à l’abri du tonnerre. Elle a peur de pointer le nez devant les médecins. Elle risque de le faire (le nez) quand elle verra le résultat des différentes élections, générales et professionnelles, qui s’annoncent. Viendra plus tard le temps du repenti… c’est à la mode. Les dégâts auront été tels que les larmes de crocodile ne serviront plus à rien.

Téléchargez Virulix en PDF ici  :
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Calenzara, Bastia….

14 septembre 2015 : visite à Calenzara, de la première maison de santé
pluriprofesionnelle construite en Corse

Le Dr Agostini et son associée sont maitres de stage universitaire et n’ont
pas d’internes! Pourquoi cette discrimination entre les médecins de Corse ?
Après notre rencontre, le Dr Agostini part faire des visites.Trois heures de
route. Ne faudrait-il pas privilégier le temps médical en mettant en place
des transports sociaux ?corse1

Lundi 14 septembre 20 H 30  : Bastia : Les médecins libéraux totalement
opposés au projet de loi et santé et engagés dans la défense de leur
confrères harcelés par l’assurance maladie et victimes du « délit
statistique » (non substituable et arrêts maladie).
Le « délit statistique » : des chiffres donnés par l’assurance maladie
totalement déconnectés de la pratique médicale.

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Mardi 15 septembre : lever 5H30, port de Bastia et retour vers le continent.
Pour l’UNOF-CSMF, comme pour le syndicat CSMF des médecins de Corse, le
« délit statistique », c’est NON !

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En route vers ANNEMASSE (74) en passant par l’Italie.

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La « désobéissance civile » plutôt que d’avaler le tiers-payant généralisé

Écrit par  Laurence Artaud, pour La Marseillaise.fr
dimanche 13 septembre 2015 10:21

Les médecins de la Confédération des syndicats médicaux français (spécialistes et généralistes) tiennent ce week-end leur université d’été à Giens dans le Var avec un objectif : abattre la loi Touraine.
« Clairement, si la loi passe, nous ne l’appliquerons pas ! » La prescription du docteur Luc Duquesnel est sans appel, administrée en réponse à « l’attaque » de la ministre Marisol Touraine, et cible tout particulièrement son projet de tiers-payant généralisé.
Le président de l’Unof- CSMF préconise ainsi la « désobéissance civile », pour lutter contre le mal : « Nous sommes assaillis par la bureaucratie, on consacre de plus en plus en plus temps aux tâches administratives, de moins en moins à nos patients. »
La confédération des syndicats médicaux français est la première organisation syndicale des médecins libéraux, elle regroupe spécialistes et généralistes, sachant que 30% de ces derniers (ils sont 60 000 à exercer dans l’Hexagone) y adhèrent (au sein de l’Unof-CSMF).
La confédération tenant ce week-end son université d’été dans le Var, à Giens, une grosse vingtaine de médecins, venus de toute la France, ont fait figurer Toulon parmi les étapes d’« un tour de France » programmé sur quatre semaines. Ils ont ainsi mené une action de protestation devant la Sécurité sociale de Toulon dans le but de dénoncer, en plus de la généralisation du tiers-payant : « Le démantèlement de [leur] métier », soit le transfert d’actes tel la vaccination et ceux liés aux maladies chroniques, respectivement vers les pharmaciens et les infirmiers.
Mais aussi « le harcèlement » dont ils s’estiment être victimes de la part des caisses d’assurance maladie. L’Unof-CSMF fustige également « une étatisation de la santé »…
L’avis médical du secteur libéral
La loi Santé cristallise décidément toutes les crispations, chacun y voyant midi à sa porte.
Quand du côté des syndicats qui défendent les personnels du secteur de la santé, on s’alarme de la casse du service public de santé, de l’autre, en l’occurrence ici, celui des médecins libéraux, on pointe que « l’hôpital public est un gouffre financier » qui « absorbe 60% du budget de la santé ». Les mêmes symptômes sont en outre diagnostiqués selon le prisme de chacun : « En raison de l’étatisation, les établissements privés seront sous la coup de groupements hospitaliers », lance un manifestant. « L’Agence régionale de santé concentrera tous les pouvoirs », ajoute son confrère.
Bref, si le jeu des médecins libéraux consiste à défendre leur pré carré, l’enjeu reste bien l’égalité d’accès aux soins pour tous les patients.
En ce qui concerne leur refus de voir se généraliser le tiers-payant, les médecins libéraux évoquent donc en premier lieu leurs difficultés logistiques – « 60% n’ont pas de secrétaires » -, mais ont leur conscience pour eux : « Les études montrent que cela ne changera rien pour ceux qui n’ont pas accès aux soins, nous sommes évidemment pour le tiers-payant social, mais ça existe déjà, c’est la CMU. »
Laurence Artaud

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